
Depuis la séparation d’avec l’État en 1905, l’Église catholique en France ne reçoit aucune subvention directe, si ce n’est en Alsace-Moselle, sous régime concordataire, pour payer ses milliers de prêtres et laïcs salariés. L’argent ne tombe pas du ciel. Face au déclin de la religion dans la société et au vieillissement de la population, qu’en est-il de l’avenir du denier de l’Eglise, une de ses ressources stratégiques ?Risque-t-on un essoufflement mécanique et structurel du don au denier de l’Église ? |
Sauf pour le denier qu’ils sont 21 % à verser (contre 67 % pour les pratiquants réguliers et 13 % pour l’ensemble des Français) . En revanche, les pratiquants réguliers sont champions de France toutes catégories pour les dons qu’ils font tous azimuts. 82 % d’entre eux sont donateurs au moins à une œuvre ou association. 42 % des Français disent donner au moins une fois par an à une organisation à caractère religieux ou non religieux et 47 % des catholiques déclarent faire de même. |
On peut vérifier ici l’extrême diversité des motivations des donateurs au denier. 35 % donnent pour soutenir la présence de l’Eglise dans leur région. |
En troisième position vient « la prise de distance avec la religion » de 20 % des catholiques déclarés. S’ajoutent les 12 % qui se disent « déçus par l’Église », En revanche, deux obstacles au don sont susceptibles d’être levés. 18 % des pratiquants réguliers disent leur défiance vis-à-vis de la gestion du denier. Un peu plus de transparence aiderait ! De même, 18 % des pratiquants occasionnels disent n’être tout simplement pas sollicités. |
Les Français qui se déclarent catholiques (57 % de la population) en ont, eux, une image plutôt négative. À part le bon état des lieux de culte (73 %), aucun critère positif ne reçoit l’assentiment d’une majorité d’entre eux. Mais les pistes d’optimisation sont nombreuses pour peu que l’Église ait envie de changer d’image. |
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Un gros tiers des pratiquants réguliers (35 %) et un cinquième des pratiquants occasionnels (21 %) actuellement non donateurs se disent prêts, à l’avenir, à passer à l’acte si on lève leurs réticences. |
Pèlerin a mené l’enquête en s’appuyant sur un sondage* exclusif TNS-Sofres-Logica pour Pèlerin et Via Magnificat. |
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