
Seuls, en famille ou en groupe, les retraitants sont toujours aussi nombreux à venir profiter du calme et du recueillement de l’abbaye de Pradines, dans la Loire. « Mais ils viennent moins au magasin ! » constate dans un sourire Sœur Pierre-Marie, la célérière (ou économe) de l’abbaye. Sœur Hélène-Philippe, qui tient la boutique, le confirme : « Les gens font plus attention. » Résultat, les belles écharpes en mohair tissées par les sœurs, comme les productions venant d’autres communautés restent plus longtemps que d’habitude sur les rayonnages. L’année dernière, seule la fourniture exceptionnelle de nouveaux livres de catéchèse au diocèse a permis de maintenir le magasin à l’équilibre. Le constat est le même chez les cisterciennes de Boulaur, dans le Gers, qui gèrent seules toute une exploitation agricole, de la production de céréales pour nourrir les vaches et les cochons jusqu’à la fabrication de pâtés, fromages et confitures : « De plus en plus de personnes ressortent du magasin sans rien acheter. Et à Noël, nous avons eu beaucoup moins de monde », raconte Sœur Sophie, la comptable de la communauté. Par chance, les sœurs avaient anticipé les difficultés et élargi leur réseau de distribution, démarchant par exemple davantage de supermarchés de la région. |
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