Bien situé, dans la nef (au seuil de ce qui était la Cathédrale de Fulbert), bien conservé, d'une réelle beauté, il est parmi tous les labyrinthes de nos cathédrales l'un des plus grands.Ce chemin se déploie sur
261m55 et sépare la nef de la cathédrale en 3 et 4 travées.C'est un héritage médiéval rare. D'autres ont existé dans les cathédrales de Reims, de Sens, d'Arras, d'Auxerre. Aujourd'hui il en existe encore un à la cathédrale d'Amiens, à Saint-Quentin, et à Bayeux, dans la salle capitulaire. Ces labyrinthes, contrairement à celui de Knossos, ne sont pas là pour égarer ceux qui s'y engagent ! Aucune fausse route, aucune impasse. Les méandres de cette immense "marelle" conduisent de toute façon au centre du dessin.
Le labyrinthe est un chemin
symbolique qui mène lhomme de la terre à Dieu; un chemin où lhomme
va à la rencontre de Dieu. Le centre de cette grande figure symbolise la Cité de Dieu.
La démarche du labyrinthe ne consiste pas seulement à aller jusquau centre mais à
en repartir. Le pèlerin est invité à emprunter la ligne tracée face à lui
pour monter vers le chœur de la cathédrale, vers l'orient, la lumière.
Le pèlerin du XIIIème
siècle parcourait ce chemin, en priant, comme s'il faisait un pèlerinage vers
Jérusalem, c'est pourquoi les labyrinthes portaient le nom de "Chemin de
Jérusalem".