Célébration de l’appel décisif

Célébration de l’appel décisif

Dimanche 5 mars 2017 (10 h 00 / 17 h 00) – la célébration de l’appel décisif aura lieu à l’église St Laumer de Luisant. Le reste de la journée se déroulera à la Visitation à Chartres.

Temps de récollection et de célébration de l’Appel décisif, deuxième étape de préparation au baptême des adultes

 DSC04982 (2)En opposition aux célébrations modestes spécifiques du temps du catéchuménat, celle de l’Appel décisif est solennelle. Elle aura lieu dans la cathédrale ou dans une église paroissiale lors de la messe dominicale de la communauté locale. C’est un appel dont le moment est déterminé par l’Église : la messe du 1er dimanche de Carême. Le caractère à la fois solennel et diocésain de cette célébration est mis en valeur par la présence de l’évêque. Il rassemble tous les catéchumènes de son diocèse pour les appeler à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne lors de la prochaine Veillée pascale. Charte du catéchuménat du diocèse de Chartres, page 20

 Quand ?

Le 1er dimanche de carême est célébré dans chaque diocèse « l’Appel décisif des catéchumènes ». Ce rite marque une étape essentielle sur le chemin des adultes ou jeunes d’âge lycée qui se préparent à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne, après une première célébration en paroisse (l’entrée en catéchuménat) et une à deux années de cheminement. Ils seront de nouveau une trentaine cette année.

Réunis en diocèse, ils entendent que, si leur volonté librement exprimée de recevoir les sacrements est sollicitée, c’est Dieu qui fait le premier pas vers eux et les appelle, à travers son Église, par la personne de l’évêque.

Comment ?

La célébration prend place au cœur de la célébration dominicale d’une communauté paroissiale. C’est une manière de donner l’occasion à des chrétiens de plus longue date de se laisser réveiller par ces nouveaux venus à la foi et de s’émerveiller de l’Esprit à l’œuvre aujourd’hui.

Après la liturgie de la Parole, chaque catéchumène est appelé par son nom, la liste des noms étant remise à l’évêque.

L’évêque interroge les accompagnateurs, les parrains et les marraines. Il leur demande de témoigner de la foi des catéchumènes. Puis il interroge les catéchumènes pour qu’ils  confirment leur désir d’être initiés par les sacrements du Christ.

Alors, il remet à chacun l’écharpe violette qui sera portée pendant tout le carême.

Au moment du Credo, les appelés sont invités à s’asseoir pour entendre les baptisés proclamer la foi de l’Église. Puis le « Je crois en Dieu » leur est remis, en attendant le jour de leur baptême où ils pourront à leur tour proclamer cette foi.

Les catéchumènes entrent ainsi dans l’ultime étape vers les sacrements de l’initiation chrétienne – baptême, confirmation et eucharistie – qu’ils recevront à Pâques. Un dernier carême marqué par la célébration des scrutins (en paroisse), pour venir à la lumière, affermir en eux ce qui est bon et guérir ce qui est malade. Là encore, ils peuvent rappeler à tous les baptisés le chemin de conversion qu’ils ont eux aussi encore et toujours à emprunter.

Qui sont-ils ?

De situations sociales et familiales diverses, d’âge varié, de milieu urbain ou rural, qu’ils soient français, étrangers ou demandeurs d’asile, avec courage (parfois sous les quolibets de l’entourage) ils osent demander le baptême.

Certains ont grandi en milieu chrétien mais sont parfois les seuls de la famille à n’avoir pas été baptisés. Pour d’autres, c’est à l’occasion d’un événement (mariage, demande pour devenir parrain ou marraine) que le chemin va s’amorcer. Parfois c’est une expérience forte de la présence de Dieu dans leur vie, notamment à l’occasion d’une grave épreuve. Ou bien c’est la rencontre vivifiante avec quelqu’un qui a osé témoigner de sa foi. Et alors ils disent avec leurs mots comment « ce désir les travaillait depuis longtemps », et comment un jour ils ont accepté d’écouter ce désir et de s’ouvrir à la manière dont la foi chrétienne pouvait les rejoindre.

Un Dieu qui remet debout !

Ce qui frappe, c’est qu’un nombre important de ces catéchumènes ont des vies blessées voire chaotiques. Cela complique la tâche des accompagnateurs : c’est difficile d’encourager, notamment à participer à la vie de l’Église, tout en tenant compte du réel de leur vie. Mais quelle actualité de l’Évangile ! Christ est venu non pas pour les bien portants ni pour les justes, mais pour les malades et les pécheurs. Leur blessure est comme un lieu d’ouverture à la Bonne Nouvelle d’un Dieu qui sauve, remet debout, guérit et pardonne. Les accompagnateurs se disent alors témoins de leur conversion de l’image de Dieu : ils passent d’un Dieu dont on attend une protection quasi magique, à un Dieu qui libère du mal et introduit dans une vie nouvelle.

Notre défi ?

Leur permettre de « rencontrer une communauté vivante par l’échange, le partage en groupe, la relation concrète à des témoins qui incarnent des manières de vivre en chrétien. »[i]

Leur permettre de vivre une expérience ecclésiale enthousiasmante – sûrement plus large que la messe dominicale – doit être le souci de la communauté tout entière. Comment espérer les aider à trouver leur place dans l’Église si le bain ecclésial est trop froid ou même indifférent à eux ?

Alors, laissons-nous renouveler par ces nouvelles pousses !

[i] Texte National pour l’Orientation de la Catéchèse en France p.55, Bayard, Cerf, Fleurus Mame, 2006

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