
« Aventurer sa vie » le temps d'un week-end, avec les carmélites de Champhol,pour vivre avec elles de la présence du Christ dans une relation vivante et simple »... Une douzaine de jeunes ont vécu cette aventure. Ils sont professionnels, étudiants, séminaristes... Guillaume, Alex, Stéphanie, Hugues, Sébastien, Cornélia, David... témoignent. Voici le recueil de leurs paroles...
Des témoignages passionnants :
« Les sœurs nous ont parlé de leur appel et comment elles ont vécu les premières années en communauté. Une communauté de petite taille, c'est très différent des grands monastères. Le silence est le mot fort de la vie monastique. Les carmélites travaillent dans le silence, elles méditent un mot de l'écriture, une parole en fonction de ce qu'elles ont ressenti. Silence et prière, vie de communauté sont les deux piliers qui permettent leur équilibre.
On aurait pu croire qu'elles sont sans contact. Ce n'est pas le cas. On a vraiment découvert leur façon de vivre.
J'ai découvert un autre aspect de ce que j'avais vu en venant le dimanche à la messe. On n'imagine pas qu'elles font tant de choses. Elles sont en silence mais elles sont très actives, parfois la journée ne leur semble pas assez longue ! Je savais que les sœurs priaient pour le monde et les prêtres en mission mais elles portent aussi beaucoup le diocèse dans la prière. La proximité est prise en compte.
Nous avons eu un temps d'échange avec une religieuse sur ce qui est important pour notre vie de chrétien. Prendre le temps du silence et de la prière, tous les baptisés sont appelés à le faire. Dieu donne à celui qui demande. »
« Le père Didier Marie Golay* nous a parlé de la place de la prière dans la vie des religieuses. » La prière est un chemin de vie.
« Il y a différentes façons de prier suivant les attitudes : debout, assis... Grâce à lui, j'ai une vision nouvelle, avec une ouverture sur le monde. Je ne prierai plus de la même façon. Le Carmel est un lieu calme, serein où l'on prie facilement. Cela ne m'a pas semblé trop long.
Pour la nuit d'adoration les groupes se sont relayés. C'est un moment fort qui permet de se retrouver avec le Christ, temps privilégié seul à seul avec le Seigneur. Dieu nous écoute et nous guide. Beaucoup de gens du diocèse sont venus. J'ai été étonné.
La fidélité dans la prière, c'est important même si on ne ressent pas quelque chose, on est tout de même proche de Dieu. Dans une vocation parfois les premiers temps sont faciles puis peut venir le temps de l'épreuve. On ressent moins la présence de Dieu mais si on prend le temps de se donner à Lui dans la prière et au service des autres, Dieu est toujours là. Ce n'est pas le ressenti qui compte mais l'assurance de l'action de Dieu. »
« On ne se connaissait pas tellement entre nous mais c'est un soutien d'être plusieurs jeunes ensembles avec des aspirations communes. On a aussi parlé des JMJ à Cologne en août 2005. J'espère qu'on sera nombreux. »
*Le père Didier-Marie Golay, Provincial des Carmes a préparé les jeunes à la nuit
J'ai été très touché par l'accueil des sœurs avec le goûter. On s'est senti tout de suite intégrés, ce n'était pourtant pas évident pour elles car on a dérangé leurs horaires.