
Jérôme VIGNON,président des Semaines sociales de France s'exprime sur les éléctions européennes : "Depuis plusieurs mois, la télévision ne nous parle des prochaines élections européennes que pour annoncer un taux record d'abstention, sondages catastrophiques à l'appui. Sachant que pour une majorité de Français, l'unique source d'information sur l'actualité politique et sociale est constituée par la télévision, le risque existe que les sondages ne finissent par inspirer un réel découragement.Les sondages nous mentent, Les sondages nous mentent, s'ils suggèrent que l'Europe n'éveille plus aucun espoir pour notre pays. Les sondages nous mentent lorsqu'ils insinuent que les Français ne croient qu'en eux-mêmes et ne sont capables d'aucun dépassement de leurs préoccupations immédiates. Faisons donc mentir les sondages : 1. en allant voter le 7 juin prochain, en exprimant par une préférence politique que l'Europe importe à notre avenir, à celui des jeunes générations et que nous sommes responsables au travers de l'élection de députés au Parlement européen de l'action qu'elle pourra conduire. 2. En signant et diffusant largement autour de nous cet appel." |
Elections européennes et racines chrétiennes de l’Europe L’élection d’un nouveau Parlement à Strasbourg, le 7 juin prochain, constitue un moment important du calendrier européen 2009, d’autant que son rôle et ses pouvoirs sont beaucoup plus grands qu’on le pense habituellement et doivent s’accroître encore. De sa composition issue de l’élection de ses membres dépendra également la désignation du Président de la Commission européenne, organe indépendant représentant l’intérêt général de l’Union. La Commission, au titre de ses fonctions exécutives, agit pour l’essentiel sur mandat des Etats membres, sous contrôle du Parlement européen. La crise mondiale que nous traversons et un certain désenchantement vis-à-vis de l’Europe risquent toutefois de placer les intérêts nationaux avant celui du bien commun en partage à vingt-sept pays. Pourtant, le besoin d’Europe n’aura jamais été aussi grand face aux défis de notre époque. au. La France et ses partenaires sont véritablement embarqués sur un même navire qu’il convient de diriger efficacement pour le plus grand bien de tous. Voilà ce que les « pères fondateurs » de l’Europe du charbon et de l’acier, puis du marché commun, avaient compris dès le lendemain d’une guerre dévastatrice. Sait-on que ces pères fondateurs - notamment le Français Robert Schuman, l’Allemand Konrad Adenauer et l’Italien De Gasperi, tous anciens résistants et frontaliers, - étaient des chrétiens convaincus dont l’engagement en faveur de l’unité de l’Europe s’ancrait dans les racines chrétiennes de notre continent ? Robert Schuman n’a pas hésité à se référer aux textes évangéliques et à sa foi pour démontrer le bien-fondé de sa démarche politique pour une Europe unie. Pouvons-nous aujourd’hui poursuivre le chemin ainsi tracé en faveur de l’unité et de la solidarité entre les peuples européens ? Les racines chrétiennes de l’Europe ne sont sans doute pas inscrites dans un traité européen, mais la culture et les traditions de notre continent en sont largement imprégnées.. A nous de nous en inspirer et d’agir en citoyens responsables ne serait-ce qu’en désignant nos représentants au Parlement de Strasbourg le 7 juin prochain. Michel Bourgès-Maunoury - Antenne sociale du diocèse |
D’hier … à aujourd’hui : 9 mai 1950 : début de la construction européenne Robert Schuman, alors ministre des affaires étrangères, proposa aux pays Européens, et en tout premier lieu à l’Allemagne, un projet inspiré par Jean Monnet - inouï pour l’époque - d’union entre Etats souverains sur un mode entièrement nouveau : pour établir de façon durable la paix sur notre continent, il fallait créer une solidarité de fait entre européens à travers des réalisations concrètes. L’action à entreprendre se devait de toucher au premier chef la France et l’Allemagne pour surmonter leur opposition séculaire. Le moyen proposé fut la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) dont le traité fut signé le 18 avril 1951.Il entra en vigueur le 25 juillet 1952 après sa ratification par six Etats européens (France, Allemagne, Italie, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg). Il fallait du courage au lendemain de la guerre pour que les anciens belligérants se réconcilient et décident de gérer en commun une part de ce qui était jusqu’alors de leur ressort exclusif. Gérer ensemble une part de souveraineté partagée est bien ce qui fait l’originalité de la construction européenne et ce qui la différencie d’autres types d’organisations à l’échelon international. Sur le modèle de la CECA, une nouvelle structure, aux compétences plus larges, a vu ensuite le jour : la Communauté Economique Européenne (CEE), plus connue sous le nom de « marché commun ». Le développement rapide de l’Europe des « six » a fait école et nombreux ont été les pays qui se sont, au fil du temps, portés candidats à l’adhésion à cet ensemble d’un type nouveau. Aujourd’hui, ce qui s’appelle désormais l’« Union européenne » est composé de vingt-sept Etats. Son fonctionnement devrait être revu par le traité de Lisbonne dont l’entrée en vigueur, est attendue avant la fin de l’année. |