
Etre proche de la vie des gens
Après six ans donnés, avec dévouement et compétence à notre revue, le Chanoine Raphaël Malcuit a demandé à Monseigneur Michel Pansard de le décharger de sa mission de conseiller ecclésiastique d'Eglise en Eure-et-Loir. C'est à l'abbé René Le Bars que Monseigneur Pansard a proposé cette mission.
Monsieur l'abbé René Le Bars, qui êtes vous ?
Je pense que les lecteurs d'Eglise-en-Eureet-Loir me connaissent un peu, mais en quelques mots, je peux déjà vous dire que je suis originaire de Bretagne (Finistère
Nord, de la région de Brest) et que j'ai quitté le pays en 1947. Arrivé à Chartres, j'ai fait 7 ans de maîtrise avant de commencer le séminaire en 1954. En 1957 je suis parti à l'armée dans la marine nationale où pendant 2 ans et demi j'ai navigué. Lorsque je suis rentré, j'ai repris le séminaire et c'est en 1962 que j'ai été ordonné prêtre. J'ai eu plusieurs affectations : Sainte-Eve de Dreux (1962), animateur à la maîtrise en 1967, responsable diocésain des vocations. Ensuite j'ai été nommé curé de Beaulieu de décembre 1974 à septembre 1979. Puis, je suis retourné à Dreux, à Saint-Pierre jusqu'en 1986 où j'assurai la direction de la Voix de nos Clochers et la mise en place du Centre Diocésain d'Information. Ensuite je suis revenu à Chartres où j'ai été nommé curé de St-Pierre-La Brèche-Bel Air.
En 1992, je suis nommé curé de Bonneval tout en gardant le CDI et la presse quelques temps.
En 2001, je retourne en Pays Drouais, à Châteauneuf-en-Thymerais pour me préparer à prendre la suite du Père Jean Robert à Dreux. Malheureusement, des problèmes de santé m'ont mis dans l'impossibilité de continuer le projet de Dreux. Après deux ans à Luisant-Le Coudray, j'ai demandé en 2005 à l'évêque de me décharger de mes fonctions tout en me mettant à la disposition du diocèse pour continuer à rendre service. J'habite à Chartres avec une mission en Beauce, au côté des abbés Perthuis et Isambert.
Vous venez d'accepter la mission de conseiller ecclésiastique pour Eglise-en- Eure-et-Loir, comment l'envisagez-vous ?
La communication est pour moi quelque chose d'essentiel. Communiquer, informer, cela suppose une présence par le média qui doit être important, mais ce dernier doit être simple, concret, direct et lisible. Il faut qu'il y ait à la fois une mission de rassembler pour permettre à tout le monde de pouvoir se retrouver, mais aussi une proximité. Connaître les réalités dans tout le diocèse en allant dans chaque doyenné pour découvrir les petites choses de la vie quotidienne.
Nous avons une Eglise très diverse, très variée et ce qui se vit dans le sud du département est différent de ce qui se vit dans le nord et je trouve donc intéressant de faire part de cette proximité : de bâtir des communautés paroissiales qui soient proches des gens. La proximité par l'écoute, la parole, la rencontre, les services que l'on se rend. Eglise-en-Eure-et-Loir permet à la fois d'avoir une vision globale de l'Eglise diocésaine mais aussi des événements locaux. La page doyenné, par exemple, illustre très bien cette proximité qu'il nous faut préserver. Notre Eglise a changé, elle change et elle continuera à changer, mais il ne faut pas oublier l'essentiel : rassembler pour avoir une vision commune de l'Eglise, mais en tenant compte de la vie des gens. Rejoindre les gens dans ce qu'ils sont et dans ce qu'ils vivent : là où le message évangélique est déjà vécu ou peut-être reçu.
Propos recueillis par Isabelle Gastineau