
Comment êtes-vous devenue animatrice en pastorale et en quoi consiste votre mission ?
J'ai d'abord été engagée dans le Mouvement Eucharistique des Jeunes sur le secteur de Gallardon avant de me marier, et depuis 1998, engagée dans la préparation
à la confirmation sur le secteur d'Auneau. J'ai ensuite été appelée par l'abbé Lioult à coordonner la Pastorale des Jeunes dans ce secteur et depuis septembre 2004,
dans tout le doyenné. J'ai donc la responsabilité de susciter des initiatives, de favoriser et organiser des projets en harmonie avec les orientations diocésaines. Je travaille en lien avec le doyen, le délégué diocésain et les équipes de terrain.
Vous participez à la préparation à la confirmation ?
Je suis actuellement co-responsable de l'équipe de préparation à la confirmation sur le secteur d'Auneau ; les jeunes se préparent lors d'un camp d'une semaine : jeunes et animateurs vivons alors ensemble « un concentré de vie d'Eglise ». Dans le doyenné, la préparation diffère d'un secteur à l'autre mais nous utilisons tous le livret TILT ; les jeunes se retrouvent tous une fois pour un temps fort et une rencontre avec Mgr Aubertin, avant la confirmation. Il y a aussi des jeunes qui se préparent à recevoir le Baptême et l'Eucharistie.
Etre en mission auprès des jeunes, est-ce facile ?
Il n'est pas facile d'être animateur d'ados, c'est un public déroutant... « trouver » des adultes prêts à assumer cette responsabilité n'est pas évident. Il faut pouvoir changer ses habitudes, quitter les certitudes pour s'ouvrir à des réalités nouvelles, prendre un chemin parfois inconnu, mais l'Esprit est à l'œuvre et nous ne sommes pas seul ! C'est une richesse de travailler en équipe, avec le souci de rejoindre les jeunes là où ils en sont, avec leur histoire, leur fragilité, leur étonnante capacité à s'interroger, à réfléchir, leur désir de vérité. Cela est source de joie. La communauté chrétienne de secteur m'apporte aussi un soutien spirituel et humain.
Qu'est-ce qui vous motive ?
J'ai le souci d'être avec beaucoup d'autres « pierre vivante de l'Eglise ». La collaboration, l'ouverture aux autres, le travail en équipe, que ce soit au niveau local, du doyenné ou diocésain et le soutien de ceux avec qui je travaille me motivent. Il est important d'avoir aussi des temps de réflexion et de ressourcement spirituel, si essentiel dans la vie d'un chrétien. Cet enracinement dans le Christ est vital. Le soutien de mon époux et de ma famille me permettent aussi d'assumer ma mission.
Avez vous des souhaits à faire ?
Je souhaite qu'ensemble nous osions inventer des chemins nouveaux pour rejoindre les jeunes. Je pense à tous ceux qui ne sont pas encouragés dans leurs familles. J'ai été très marquée par la démarche synodale proposée par notre Evêque : les temps de réflexion m'ont fait réellement prendre conscience des réalités de notre Eglise avec ses richesses et ses pauvretés. Je suis fière d'appartenir à cette Eglise qui accompagne et appelle ses enfants à prendre part à sa mission selon la vocation de chacun.