
Madeleine-Marie, depuis combien de temps faite vous partie des équipes du Rosaire ?
Depuis 14 ans. En effet, c'est à mon arrivée en Eure et Loir, que j'ai découvert cette forme de prière dans mon village. Précédemment, habitant la région parisienne, directrice d'un centre socioculturel à Versailles, j'étais très accaparée par mon travail et j'avais d'autres engagements paroissiaux.
Comment êtes-vous devenue responsable diocésaine ?
Le 4 mai 2001, 2000 personnes de la région Ile-de-France : Paris, banlieues, Oise, Eure et Loir se rassemblent à Chartres. Je seconde la responsable régionale pour cet événement et je suis partie prenante au niveau de l'organisation et de l'accueil. A l'époque il y avait des équipes en Eure et Loir mais pas de responsable diocésain depuis plusieurs années. A la faveur de ce rassemblement régional, j'essaie de relancer les équipes. J'envoie une lettre aux responsables de secteurs (il y en a 1 ou 2 par doyenné) et je leur propose une rencontre pour faire le point. Ce premier rendez-vous, d'une douzaine de personnes, fait apparaître une forte demande de récollection lors de cette rencontre, la responsable régionale suggère que j'assure la coordination des Équipes du Rosaire sur le diocèse. J'accepte. C'est ainsi qu'en mars 2003, nous nous retrouvons à 35 personnes, avec la responsable et l'aumônier régionaux pour une première récollection. Je suis officiellement reconnue par le conseil national, un mois plus tard, à Vannes. Je demande
alors au Père Aubertin si le mouvement peut être accompagné par un aumônier.
Ainsi mon Père vous accompagnez les équipes ?
Oui je suis nommé aumônier des équipes du Rosaire pour le diocèse en décembre 2003. J'ai été heureux d'animer la récollection qui vient d'avoir lieu le 29 mars. Elle a réuni 140 personnes à la Visitation. Nous avons réfléchi sur « la parabole des talents » et sur « l'Eucharistie, sacrement de l'unité ». L'après-midi, la responsable régionale a animé un temps de méditation. Après un échange de questions, la journée s'est terminée par l'Eucharistie dans la chapelle de la Visitation.
Ensemble, pouvez-vous préciser votre rôle ?
Il s'agit de coordonner les équipes, d'en susciter d'autres et d'aider à ce qu'elles restent bien dans l'esprit des équipes du Rosaire. Le feuillet proposé assure une base qui permet de suivre la prière en fidélité à l'évangile et de développer un esprit missionnaire.Père Isambert : L'ouverture de ce mouvement me plaît beaucoup. Vivre l'évangile avec Marie, connaître Jésus par Marie...
Madeleine-Marie : Oui. C'est une joie que Marie nous donne de sentir les liens qu'elle tisse en dynamisant nos rencontres qui reprennent vigueur. Ce n'est pas seulement la récitation du chapelet mais vivre l'évangile dans nos quartiers et nos villages. Il faut que les gens prennent conscience de l'esprit missionnaire qui nous anime, l'esprit d'entraide, de solidarité et d'ouverture au monde.
C'est une prière agissante.