
| Benoît XVI débute le 17 mars 2009 son voyage en Afrique qui le mènera au Cameroun puis en Angola, jusqu'au 23 mars. Ce voyage est le premier du pape en terre africaine, et son 11e voyage apostolique international en dehors de l'Italie. |
| Actualités en UNE du site Eglise Catholique en France |
| Lire aussi l'interview de Marc Fromager : "L'Afrique, une terre d'espérance pour l'Eglise |
| KTO propose la retransmission de toutes les étapes du voyage avec trois flashs d'information par jour (7h45, 12h25 et 20h30), une sélection de neuf documentaires consacrés aux pays d'Afrique, une édition spéciale de « Parlons-en ». |
Sur le site du Jour du seigneur, voir les videos chaque jour,de Benoit XVI en Afrique |
|
A l'occasion de son voyage en Afrique (17-23 mars 2009), le pape Benoit XVI a été interrogé par un journaliste au sujet du sida.
Question de Philippe Visseyrias de France 2
Saint Père, parmi les multiples maux dont souffre l'Afrique, il y a aussi en particulier celui de l'épidémie du sida. La position de l'Eglise catholique quant aux moyens de lutter contre ce fléau est souvent considérée comme irréaliste et inefficace. Aborderez-vous ce thème durant le voyage ? Réponse de Benoît XVI [traduit de l'italien] Je dirais le contraire. Il me semble que l'entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est vraiment l'Eglise catholique, avec ses mouvements et ses diverses structures. Je pense à la Communauté Saint Egidio qui fait tant, de manière visible et aussi de manière invisible pour lutter contre le sida, aux religieux Camilliens, à toutes les religieuses qui sont au service des malades... Je dirais qu'on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si ce n'est pas le cÅ“ur, si les africains ne s'y entraident pas, on ne peut résoudre ce fléau avec la distribution de prophylactiques : au contraire, le risque est d'accroître le problème. La solution ne peut venir que d'un double engagement : en premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui permette une nouvelle manière de se comporter les uns avec les autres, et deuxièmement une vraie attention particulièrement à l'égard des personnes qui souffrent, la disponibilité, les sacrifices aussi, les renoncement personnel pour être avec les personnes souffrantes. Ce sont les moyens qui aident et permettent des progrès visibles. C'est pourquoi, je dirais que c'est là notre double force : renouveler l'homme intérieur, donner une force spirituelle et morale pour un comportement juste dans la manière de considérer son propre corps et celui d'autrui, et d'autre part cette capacité à souffrir avec ceux qui souffrent, d'être présents aux cotés de ceux qui traversent des épreuves. Je crois que c'est là la juste réponse, que l'Eglise la met en Å“uvre et offre ainsi une aide très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui y participent. |
| Cardinal Vingt-Trois : « La polémique actuelle est une manière de se payer le Pape » ‘(Cardinal Vingt-Trois, le figaro.fr – le Talk) En incitant à l'utilisation du préservatif, «on nourrit l'illusion que le vagabondage sexuel est sans risque» argumente l'Archevêque de Paris, explicitant ainsi les propos tenus par le Pape en Afrique. Ecoutez et regardez la vidéo : clic |
|
Réactions dans la presse :
|
| Nord-Eclair : 21 mars – Patrick Pépin dans Nord Eclair "...Personne ne peut exiger du Pape qu'il dise autre chose que la doctrine. Il ne fait pas, dans ce domaine en tout cas, de la politique, il n'est pas sensible aux sondages, à l'état de l'opinion publique, il affirme une conception du monde. Discutable, sûrement, mais c'est bien celle de l'Église. (...) Et comme cette affaire fait suite aux tergiversations concernant les déclarations d'un évêque intégriste appelé Williamson, les autres messages du Pape en Afrique sont devenus inaudibles. Le rappel de l'humanisme comme arme de combat contre la pandémie de la misère est passé au second plan. De ce voyage, il ne restera, malheureusement que le souvenir de la "bourde papale". Et pour ce qui nous concerne nous, journalistes, à suivre la pente naturelle qui consiste à épouser spontanément la position la plus progressiste, à refuser d'interroger le bien-fondé de cette dernière, à ne pas écouter ce qui est vraiment dit, sur un fait indiscutable, on ne fait pas du journalisme". Patrick Pépin a été rédacteur en chef à Radio bleue Pays basque puis directeur de l’école de journalisme de Lille, directeur de RFO puis directeur adjoint de Radio-France. |
| Sondage CSA-Le Parisien-Aujourd’hui-en-France paru samedi 21 mars 2009 Selon notre sondage CSA - à paraître demain dans Le Parisien - Aujourd'hui-en-France, 57% d'entre eux ont une mauvaise opinion de Benoît XVI. Seules 23% des personnes interrogées indiquent avoir une bonne opinion de lui. Sa popularité est en chute libre, puisque en septembre 2008 - il y a seulement sept mois - le pape recueillait 53% d'avis positifs, et 25% de négatifs. Chez les catholiques, le Saint Père souffre d'une dégradation encore plus nette de sa popularité. 55% ont une mauvaise opinion de lui... contre 19% en septembre 2008. Les catholiques pratiquants réguliers le soutiennent encore (52% d'opinions positives) mais même parmi eux, le pape a sévèrement écorné son image en quelques mois : en septembre 2008, ils étaient 86% à déclarer une opinion positive Un désamour lié à une série de controverses et de polémiques
voir le sondage : clic
|