Le Carême, un choix et une chance

Le Carême, un choix et une chance

Il débute par les 40 jours de Carême et se poursuit par la cinquantaine d’allégresse.

Le Carême n’est pas une obligation : c’est un choix et une chance à saisir ! Nous voulons fêter la grande fête de Pâques non pas avec du “vieux levain”, comme l’écrivait Saint Paul aux chrétiens de Corinthe, mais avec “droiture et vérité”. Pour cela, il nous faut “travailler” 3 aspects fondamentaux :

  • Connaître davantage Jésus-Christ. Saint-Jérôme disait : “Ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ”. Nous pouvons nous réunir 5 /7 personnes pour mieux connaître les textes du dimanche suivant.
  • Entrer davantage en relation avec le Seigneur. C’est le temps consacré à la prière personnelle et ensemble,  le petit moment sacré de la journée,  pour Dieu. Vous pouvez (re)découvrir l’Adoration eucharistique.
  • Témoigner de son amour. Même si on a peu de moyens, on peut témoigner avec des “pièces rouges” que l’on est solidaire des plus démunis, ici ou ailleurs sur notre Terre, en soutenant par exemple les actions du CCFD.

Abbé Daniel Rambure

Cette année, le saint Père nous invite à ajuster l’usage que nous faisons des biens de la Création.

Extrait du message du st Père pour le Carême 2019 :

Le péché destructeur

Quand l’homme privilégie son «bon plaisir» et se comporte avec «intempérance», son style de vie «viole les limites que notre condition humaine et la nature nous demandent de respecter».

«Si nous ne tendons pas continuellement vers la Pâque, vers l’horizon de la Résurrection, il devient clair que la logique du “tout et tout de suite”, du “posséder toujours davantage” finit par s’imposer», déplore le Pape. Le péché, en rompant la communion avec Dieu, «a également détérioré les rapports harmonieux entre les êtres humains et l’environnement où ils sont appelés à vivre, de sorte que le jardin s’est transformé en un désert (cf. Gn 3,17-18). Il s’agit là du péché qui pousse l’homme à se tenir pour le dieu de la création, à s’en considérer le chef absolu et à en user non pas pour la finalité voulue par le Créateur mais pour son propre intérêt, au détriment des créatures et des autres», regrette le Saint-Père.

«Quand on abandonne la loi de Dieu, la loi de l’amour, c’est la loi du plus fort sur le plus faible qui finit par s’imposer», résume-t-il. Une logique qui «conduit à l’exploitation de la création, des personnes et de l’environnement, sous la motion de cette cupidité insatiable qui considère tout désir comme un droit, et qui tôt ou tard, finira par détruire même celui qui se laisse dominer par elle».

Un Carême, plusieurs manières de se convertir

Pour mettre fin à cette exploitation mortifère et restaurer une communion harmonieuse et féconde, «la création a un urgent besoin que se révèlent les fils de Dieu», réaffirme le Pape. «Le chemin vers Pâques nous appelle justement à renouveler notre visage et notre cœur de chrétiens à travers le repentir, la conversion et le pardon afin de pouvoir vivre toute la richesse de la grâce du mystère pascal», précise-t-il.

Le carême est donc «un signe sacramentel de cette conversion», qui «appelle les chrétiens à incarner de façon plus intense et concrète le mystère pascal dans leur vie personnelle, familiale et sociale en particulier en pratiquant le jeûne, la prière et l’aumône».


 

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