Dimanche de la Miséricorde

Dimanche 3 avril 2016, l’Église célèbre la divine miséricorde. Une fête qui prend un relief particulier au cœur du Jubilé de la Miséricorde.

Le dimanche de la Miséricorde : depuis l’an 2000.dimanche misericorde_divine-français

Le Pape Jean-Paul II a institué le dimanche après Pâques “Dimanche de la miséricorde”, en réponse à la demande du Seigneur Jésus à Sainte Faustine: « Je désire que la fête de la Miséricorde soit un recours et un refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma Miséricorde ; toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces (P. J. 699) »

L’Évangile de ce Dimanche est celui de l’apparition de Jésus ressuscité aux apôtres et à saint Thomas : “Jésus vint et se tint au milieu d’eux et il leur dit : « Paix à vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur. Il leur dit alors de nouveau : « Paix à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie »”.

Pourquoi cette fête est-elle spéciale ?

Un jour d’immenses grâces

dimanche miséricorde détailLa fête de la Miséricorde est non seulement un jour de gloire de Dieu de Miséricorde, mais aussi le jour d’immenses grâces.  La plus grande promesse consiste en la rémission complète des fautes et peines.

Jésus dit : Toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition (P. J. 699).

« Cette grâce – explique l’abbé prof. Ignace Różycki – est plus grande que l’indulgence plénière qui consiste en la rémission des seuls châtiments temporaires dûs pour avoir commis des péchés, mais elle ne remet jamais les fautes elles-mêmes. La grâce absolument extraordinaire (de la fête) dépasse aussi toutes les grâces des 6 saints sacrements (sept, hormis le baptême), parce que la rémission de toutes les fautes et peines est uniquement la grâce sacramentelle du baptême. Or, le Christ a promis ici la rémission des fautes et peines en fonction de la Communion reçue le jour de la fête de la Miséricorde, c’est-à-dire qu’Il l’a élevée au rang d’un “second baptême”. Il est évident que la Communion doit être reçue en la fête de la Miséricorde non seulement dignement, mais aussi en esprit de la Dévotion à la Miséricorde pour pouvoir effacer pleinement les fautes et les peines de qui communie. »

Pour se préparer à la fête de la divine miséricorde

Une neuvaine dès le vendredi Saint

Cette fête doit être précédée d’une neuvaine, à commencer le Vendredi Saint, et qui consiste à réciter 9 jours de suite le Chapelet à la Divine Miséricorde. Jésus promit à Sœur Faustine d’accorder de grandes grâces au cours de cette neuvaine : Pendant cette neuvaine j’accorderai aux âmes toutes sortes de grâces (P. J. 796). On diffuse aussi largement une neuvaine à la Divine Miséricorde qui est insérée dans le “Petit Journal” de Sœur Faustine ; elle consiste à amener chaque jour à Dieu un groupe d’âmes différent (cf. P. J. 1209 et ss.) ; chapelet misericordeon peut la faire par piété également. Cependant, c’est la neuvaine de Chapelets à la Miséricorde Divine qui compte comme préparation de la fête de la Miséricorde, conformément au souhait de Jésus.

Communier ce jour-là en état de grâce.

Pour mettre les choses au point, précisons encore une chose : il n’est pas obligatoire de se confesser le jour de la fête de la Miséricorde ; on peut se confesser avant la fête. Ce qui est important, c’est qu’on communie ce jour-là (et à chaque fois qu’on s’approche de la Table eucharistique !) en état de grâce sanctifiante, en abhorrant le moindre péché. Il faut en plus avoir cet esprit de confiance et d’abandon à Dieu, et de miséricorde à l’égard des autres. Notre âme préparée de la sorte, nous pouvons espérer se réaliser dans notre vie les grandes promesses du Christ données pour la fête de la Divine Miséricorde.

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Le Seigneur a dit qu’en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces;qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de moi, même si ses péchés sont comme l’écarlate (P. J. 699). Aussi tout le monde, même ceux qui ne pratiquaient pas jusqu’alors la Dévotion à la Miséricorde Divine, peuvent-ils se tourner avec foi en Dieu, en ce jour, et puiser à toutes les promesses du Christ données pour la fête. Ses promesses concernent et les grâces du salut et des bienfaits temporels : il n’est pas de limites, on peut tout demander à Dieu et tout obtenir de sa Miséricorde, pourvu qu’on prie avec confiance et qu’on soumette sa volonté à la volonté divine. Lui, ne désire pas uniquement notre bien temporel, mais notre salut éternel obtenu par Son Fils au prix de la mort sur la Croix. Si nous Lui demandons les grâces du salut, nous pouvons être sûrs d’agir selon Sa volonté.

Le jour de la fête de la Miséricorde Divine toutes les grâces et bienfaits sont accessibles à tous les hommes, pourvu qu’ils mettent leur confiance en Dieu.

(sources : Croire.com à partir de http://www.faustyna.pl)

Quand St Jean-Paul II parle de la Miséricorde :

Dans son homélie du dimanche 30 avril 2000, le Saint pape explique le sens de la Miséricorde : « Avant de prononcer ces paroles, Jésus montre ses mains et son côté. C’est-à-dire qu’il montre les blessures de la Passion, en particulier la blessure du coeur, source d’où jaillit la grande vague de miséricorde qui se déverse sur l’humanité. A travers le cœur du Christ crucifié, la miséricorde divine atteint les hommes. Cette miséricorde, le Christ la diffuse sur l’humanité à travers l’envoi de l’Esprit qui, dans la Trinité, est la Personne – Amour. Et la miséricorde n’est-elle pas le “second nom” de l’amour, saisi dans son aspect le plus profond et le plus tendre, dans son aptitude à se charger de chaque besoin, en particulier dans son immense capacité de pardon ? ». C’est de cet Amour réconfortant que nous devons vivre et répondre à l’envoi du Christ en le diffusant, en particulier auprès des personnes touchées par l’épreuve, souffrantes, meurtries, blessées ou écrasées par le poids de leur culpabilité … « Chaque personne est précieuse aux yeux de Dieu, le Christ a donné sa vie pour chacun » (Jean-Paul II).dimanche miséricorde

 

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