Résolution 2021 : Écologie Intégrale ?

Et vous, prenez vous des résolutions écologiques pour 2021 ?

Une équipe pour avancer ensemble vers l’écologie intégrale

Si l’écologie est à la mode, comprendre le terme « écologie-intégrale » n’est pas si simple. Analysons les mots qui le compose :

Écologie : science qui étudie les relations entre les organismes vivants et leur milieu + Intégrale : qui ne fait l’objet d’aucune restriction, d’aucune coupure Les relations entre les organismes vivants et leur milieu ne font l’objet d’aucune coupure, en d’autres termes : Tout est lié

C’est Benoît XVI qui, le premier, popularise le terme  pour désigner un souci de l’ensemble des espèces vivantes et de leurs relations écosystémiques qui sache inclure l’homme. C’est encore dans ce sens que l’emploient encore et toujours le pape François et les catholiques soucieux d’écologie fidèles à la démarche proposée par l’encyclique Laudato Si’ :

“Étant donné l’ampleur des changements, il n’est plus possible de trouver une réponse spécifique et indépendante à chaque partie du problème. Il est fondamental de chercher des solutions intégrales qui prennent en compte les interactions des systèmes naturels et entre eux et avec les systèmes sociaux. Il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale. Les possibilités de solution requièrent une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour rendre la dignité aux exclus et simultanément pour préserver la nature «  LS 139

Une très belle et très juste définition de l’écologie intégrale est donnée par Gaultier Bés :

« L’écologie intégrale ne choisit ni l’humain contre la nature ni la nature contre l’humain. Elle cherche au contraire à réconcilier l’humanisme et l’environnementalisme, à faire la synthèse entre respect absolu de la dignité humaine et préservation de la biodiversité. Promouvoir l’écologie intégrale, c’est reconnaitre qu’on ne saurait défendre l’une sans protéger l’autre, se soucier des plus fragiles sans s’opposer à tout ce que nos modes de vie peuvent avoir de dégradant et de destructeur. Car la détérioration de notre environnement ne peut qu’entrainer notre propre déshumanisation ».

Comment cela se vit-il dans notre diocèse ?

Depuis la journée de rentrée diocésaine qui portait sur l’encyclique du Pape François, plusieurs paroisses continuent à s’approprier cette démarche promue par le Saint-Père en ce 5e anniversaire de Laudato si.

Pour nous aider à avancer, une équipe diocésaine s’est constituée sous la conduite d’un couple référent, Lucile et Emmanuel de Maupeou, secondés par Philippe et Brenda Paelinck. Emmanuel et Philippe sont agriculteurs, l’un près de Chartres, l’autre près de Dreux. Ils sont engagés, à titre personnel et professionnel, dans des initiatives de conversion écologique.

C’est avec les paroisses que nous souhaitons avancer vers l’écologie intégrale !

Ces couples référents vont maintenant prendre contact avec chaque paroisse afin de voir, en concertation, comment initier, localement, des démarches d’écologie humaine et intégrale. Ils seront à l’écoute et pourront discerner avec chaque paroisse quelles sont les pistes de réflexion à étudier, les actions à promouvoir… Le Label Église verte propose d’ailleurs de nombreuses bonnes idées !

Lucile et Emmanuelle nous racontent comment tout cela a commencé pour eux …

Notre choix de métier n’est pas sans rapport avec cette notion d’écologie, pour l’un comme pour l’autre nous voulions vivre à la campagne, « des fruits de la terre et du travail des hommes ». Ce lien à la terre il est pour chacun ancien, il se tisse dans nos histoires personnelles dès l’enfance. D’ailleurs qui n’a pas ce lien,  même de ténu avec son environnement ? Pour moi qui ai grandi dans les basses alpes mon imaginaire était celui des personnages de Jean Giono, paysans ou simples journaliers à la vie rude et simple, très intimement liés à la nature. Emmanuel a repris des terres familiales mais il était le premier à être agriculteur au quotidien, recevoir une terre et aussi la transformer.

Il n’y a pas un matin ou l’on se lève en disant :  je suis partisan de l’écologie intégrale ! Non.

Est-ce que c’est en travaillant la terre, en élevant ses enfants, en priant le bénédicité ou les psaumes, en marchant en montagne, en dormant à la belle étoile, en préparant un bon repas, en désherbant… ? Il y a tous les jours de la vie d’un homme qui construisent cette conscience pour ce qu’est la création, sa force, ses fragilités.

Ce qui était nouveau pour nous c’est de voir que ce souci de la terre était aussi celui de notre Église,

Ce sentiment qu’il fallait faire autrement n’était plus juste un pressentiment d’ingénieur agronome et un mouvement de société mais bien aussi une conscience de notre communauté chrétienne, la vie spirituelle touchait à notre vie de tous les jours !

La lecture de l’encyclique Laudato Si était une révélation que nos propres envies, nos questions et nos craintes avaient du sens et que notre Pape nous demandait de prendre la parole ou d’agir dans ce domaine qui nous était si cher…

Notre évêque a invité Emmanuel de Maupeou et Philippe Paelinck à se rendre à Lourdes à la conférence des évêques en 2019, puis nous avons encore suivi par zoom la conférence en 2020, joie de voir toutes les initiatives que portaient les diocèses et ce vrai souci d’ouvrir de nouvelles voies dans l’Église sur ce sujet.

Nous ne sommes pas les spécialistes de l’écologie du diocèse, d’autres sont beaucoup plus compétents que nous ! C’est parce que l’évêque nous a interpellé et que nous sommes sensibles à cette dimension que nous voulons aider notre communauté locale à s’inscrire dans une démarche d’écologie intégrale. Nous nous voyons plus comme déclencheurs d’initiatives plutôt que porteur de projet, nous voulons visiter notre diocèse pour encourager et accompagner ce qui est déjà là ou qui n’attends que de naitre.

Pour 2021 nous formons le vœux d’aller à la rencontre des communautés paroissiales afin de les aider à initier ou poursuivre ce mouvement de réflexion et d’action pour une écologie intégrale. Les formes d’actions peuvent être très différentes et sont très nombreuses: processions des offrandes, catéchisme sur la place de l’homme dans la création, jardin partagé ou compost, covoiturage, randonnées nature, promotion du  label Église Verte  qui est  un très bel outil ….

Ce sujet de l’écologie intégrale est une chance pour notre Église il peut être ferment d’unité et de fraternité sur notre territoire où dialogue et  nouveaux chemins ne sont pas impossible.

Un Noël plus vert dans le Perche !

La paroisse St Lubin du Perche inaugure le nouveau format de son journal paroissial et nous offre un bel article sur les perspectives “plus vertes” que nous pouvons vivre en cette période de Noël. Des cadeaux plus écolos et qui rapproche, des astuces pour mieux consommer, ..etc. Ne manquez pas cet article !

> Voir l’article de la paroisse St Lubin du Perche en pdf ici !

Partagez : 
fd623c2631bfdf3843ef928a15195932________________________