Edito février 2021

Comment vivre la foi en ce temps si différent ? Faudrait-il attendre la fin de la pandémie quand nous ne porterons plus ces masques hideux qui nous privent des sourires ?

Nous n’espérons pas un retour aux temps anciens. Comme Saint Paul l’écrit, nous sommes tendus en avant, cherchant à gagner la couronne que Jésus désire nous offrir. Partout, dans l’Église, des catholiques créent, innovent, prient et se relient. N’est-ce pas incroyable que d’être en capacité de nous parler via les réseaux et les visioconférences ?

La société civile gère la plus grande vaccination que la nation ait jamais connue. Cependant nos parlementaires discutent sur des lois d’une extrême gravité puisqu’elles toucheront à la vie, à son sens, à sa dignité, à la procréation. Comment admettre que de plus en plus d’enfants seront fabriqués dans des pipettes de laboratoire, inséminés et qu’ils naîtront dans un foyer sans papa ? Comment comprendre qu’un bébé dans le sein de sa maman, vivant parfaitement, devra attendre sa naissance dans le stress car à tout instant des personnes pourront décider de le tuer ? Nous en appelons à la sagesse des responsables politiques. Sciences et argent forment un cocktail dangereux. Mais la sagesse passe par l’humilité, le respect absolu des êtres fragiles, par la capacité à ne pas oser ce qui rendra précaire la vie de certains enfants.

Le printemps arrivera bientôt. Certains oiseaux commencent déjà leurs parades. Les jours rallongent. Le froid résiste mais il va faire beau. Les nombreux catéchumènes, entendez adultes se préparant au baptême, avancent vers le grand jour, le samedi saint et la vigile pascale pour renaître comme chrétiens. Durant le carême, certaines paroisses ont prévu des fraternités, des échanges et des célébrations. Oui, la vie de l’Église est ouverte au mouvement.

✚ Mgr Philippe Christory, évêque de Chartres

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