fête des défunts : 2 novembre

Le 2 novembre, l’Église commémore les défunts.

La fête de la Toussaint est inséparable de la commémoration des défunts. La première célébration s’est vécue dans la joie, c’était le 1er novembre ; la seconde est plus en lien avec les souvenirs envers ceux que nous avons aimés, c’est le 2 novembre.

Comment expliquer que nous ressentions le besoin de prier ?

(sources : liturgiecatholique.fr, eglise.catholique.fr, Revue célébrer n°363)

La prière pour les défunts est un témoignage de l’affection que nous leur portons. Il y a certes d’autres signes d’affection ; les fleurs qui envahissent les cimetières manifestent l’attachement des vivants à ceux qui les ont quittés. Mais l’amour le plus lucide et le plus efficace se traduit par la prière à l’intention de ceux dont nous ne pouvons qu’espérer qu’ils ont découvert Dieu en plénitude.

La prière peut rejoindre et aider nos défunts dans leur désir et leur recherche de Dieu, à travers ce qu’ils ont vécu sur la terre. Dieu seul connaît le mystère de cette rencontre où notre prière peut toujours les accompagner. Quand l’Église invite à prier pour les défunts, elle invite aussi à poser un acte de foi en la communion des saints et en la vie éternelle à laquelle tous les hommes sont appelés.

Aider nos défunts par la prière : la communion des saints.

Se souvenir de nos défunts

Se souvenir de nos défunts

Notre prière peut aider nos défunts dans leur épreuve de purification, en vertu de ce qu’on appelle « la communion des saints ». C’est la communion de vie qui existe entre nous et ceux qui nous ont précédés. Il y a, dans le Christ, un lien mutuel et une solidarité entre les vivants et les morts. C’est cela que nous exprimons quand nous portons des fleurs sur les tombes le jour de la Toussaint. La prière pour les défunts existait déjà dans l’Ancien Testament comme en témoigne le sacrifice expiatoire que Judas Macchabée fit faire pour les morts qui avaient péchés. (2 Mac 12/46) Bien que la messe soit célébrée pour tous, il est possible d’offrir des messes à l’intention des défunts. C’est bien souvent l’occasion donnée à une famille de se rassembler pour faire mémoire de ceux qui nous ont quittés.

Comment, dans la foi, vivre une relation entre vivants et morts ?

Il y a deux conditions. La première est de renoncer à garder celui qu’on a perdu, “ne me retiens pas” disait Jésus à Marie de Magdala. Il est nécessaire de “laisser partir” celui qui est mort : on ne peut pas le retrouver de la même manière qu’auparavant. La seconde condition est d’accepter l’idée que les défunts ne sont ni inactifs, ni indifférents à la vie de ce monde. Il en va du Royaume pour les défunts comme pour les vivants. En Dieu, désormais, ils vivent l’amour pour nous, mieux qu’on ne peut le faire sur terre. A ces conditions, il est possible de chercher à vivre une communion de pensée avec les défunts, dans la foi au Christ ressuscité.

Le bonheur promis dans l’au-delà ne risque-t-il pas de nous faire oublier le Royaume déjà commencé sur la terre ?

Nous ne devons jamais oublier que le ciel éternisera tous les actes d’amour et de service que les hommes ont accomplis sur cette terre. Partout où des hommes se convertissent, font œuvre de justice, de liberté et de respect des autres, une image du royaume de Dieu se laisse deviner.

Lors de la messe pour les défunts, nous nous souvenons de tous ceux qui nous ont quittés. Dans notre diocèse, les paroisses ont invité plus particulièrement les familles des défunts de l’année, mais accompagnés par la communauté chrétienne qui avec eux, se souvient et prie, pour tous ceux qui nous ont quittés et qui nous rattachent au temps où nous les avons connus, aux liens nouveaux qui se sont tissés au-delà de la mort.

votive dans la main

Invités aussi à ouvrir notre prière à tous les morts que nous ne connaissons pas, victimes de la maladie, d’un accident, de la violence, d’un cataclysme, de la guerre et de la folie des hommes.

Prenons le temps de nous retrouver et faisons mémoire de tous les défunts, nous réaffirmons ainsi notre foi et notre espérance en la promesse de Jésus : “Je suis la résurrection de la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais”.

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