La fidélité dans l’engagement : un défi !

La fidélité dans l’engagement : un défi !

S’engager, c’est promettre. D’après le Petit Robert, c’est aussi « s’aventurer, se lancer ». On peut s’engager un peu ou beaucoup. Quelques heures par semaine ou toute la vie. De nos jours, on est souvent déçu, voire blessé, de constater que beaucoup de personnes banalisent, prennent à la légère, ou trahissent les engagements qu’ils prennent.

Or, quand on s’engage, on se lance le défi de respecter son engagement. Donc avant de dire oui, on réfléchit. Plein de questions se posent dans notre tête. Est-ce que j’ai assez de temps ? Vais-je avoir les épaules assez larges pour tenir cette promesse ? A quoi va-t-il falloir renoncer ? Vais-je perdre ma liberté ? Est-ce que je ne risque pas de m’enfermer dans quelque chose ? …

S’engager signifie choisir, et donc renoncer. Suis-je prêt à cela ? On s’engage d’abord par rapport à soi, puis par rapport à d’autres. S’engager, c’est intime et collectif.

S’engager c’est aussi donner du sens à ce que l’on vit. C’est porteur d’espoir. On met son énergie dans quelque chose qui nous motive et que l’on a envie de défendre.

Les autres nous reconnaissent dans l’engagement que l’on fait. Cette reconnaissance peut passer, parfois, par un « rite initiatique », à travers lequel on signifie son engagement. Après ce « passage », on appartient au groupe. C’est le cas du baptême. Après celui-ci, on devient chrétien, enfant de Dieu, et de l’Eglise.

L’histoire du christianisme est une série d’engagements d’hommes et de femmes qui se sont battus pour défendre les valeurs chrétiennes… Mais, soyons honnêtes, aussi d’engagements non tenus, le plus bouleversant étant celui de Pierre qui dans la nuit qui a suivi l’arrestation de Jésus, prétendit ne pas le connaître. Pourtant, il avait juré à Jésus : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas ! » Pierre était certainement sincère quand il disait cela, mais il ne connaissait pas sa propre faiblesse – comme nous, souvent. Mais Dieu, grâce au sacrifice de Jésus, pardonne.

Jean-Pierre Omva Edou, curé

Partagez :