L’Appel décisif des catéchumènes

Le 1er dimanche de carême (cette année le 1er samedi de carême pour notre diocèse, samedi 20 février) est célébré dans chaque diocèse « l’Appel décisif des catéchumènes ».

Ce rite marque une étape essentielle sur le chemin de ceux, adultes ou jeunes d’âge lycée qui se préparent à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne, après une 1ère célébration en paroisse (l’entrée en catéchuménat), et une à deux années de cheminement, marquées cette fois par les difficultés particulières liées à la crise sanitaire et à la privation de certaines rencontres.

Que se passera-t-il ?

Ils seront 36, réunis à la cathédrale autour de l’évêque avec leurs accompagnateurs, parrains et marraines pour entendre que, si leur volonté librement exprimée de recevoir les sacrements est sollicitée, c’est Dieu qui a fait le 1er pas vers eux et les appelle à travers son Église.

Après la liturgie de la Parole, chaque catéchumène est appelé par son nom par l’évêque.

L’évêque interroge les accompagnateurs, les parrains et les marraines ; il leur demande de témoigner de la foi des catéchumènes. Puis il interroge les catéchumènes pour qu’ils  confirment leur désir d’être initiés par les sacrements du Christ.

Alors il remet à chacun l’écharpe violette qui sera portée pendant tout le carême.

Au moment du Credo les appelés sont invités à écouter les baptisés proclamer la foi de l’Église ; puis le « Je crois en Dieu » leur est transmis, en attendant le jour de leur baptême où ils pourront à leur tour proclamer cette foi.

Ils entrent ainsi dans l’ultime étape vers les sacrements de l’initiation chrétienne – baptême, confirmation et eucharistie – qu’ils recevront à Pâques. Un dernier carême marqué par la célébration des scrutins (en paroisse), pour venir à la lumière, affermir en eux ce qui est bon et guérir ce qui est malade. Une belle occasion pour tous les baptisés d’entrer résolument  sur le chemin de conversion qu’ils ont eux aussi encore et toujours à emprunter.

Qui sont-ils ?

De situations sociales et familiales diverses, d’âge varié (de 16 à 57 ans), parfois soutenus par leur entourage, plus souvent dans l’indifférence voire sous les quolibets de leurs proches, ils osent demander le baptême.

Certains ont grandi en milieu chrétien mais sont parfois les seuls de la famille à n’avoir pas été baptisés. Pour d’autres, c’est à l’occasion d’un événement (mariage, demande pour devenir parrain ou marraine) que le chemin va s’amorcer. Parfois c’est une expérience forte de la présence de Dieu dans leur vie, notamment à l’occasion d’une grave épreuve comme un deuil. Ou bien c’est la rencontre vivifiante avec quelqu’un qui a osé témoigner de sa foi : une grand-mère, un collègue de travail, une sœur elle-même jeune baptisée… Et alors ils disent avec leurs mots comment « ce désir les travaillait depuis longtemps », et comment un jour ils ont accepté d’écouter ce désir et de s’ouvrir ou au contraire comment ils ont été « saisis ».

Un Dieu qui remet debout !

Ce qui frappe c’est qu’un nombre important de ces catéchumènes ont des vies blessées voire chaotiques.  « Il est venu me chercher au fond du trou ! » Cela complique la tâche des accompagnateurs : c’est difficile d’encourager, notamment  à participer à la vie de l’Église, tout en tenant compte du réel de leur vie. Mais quelle actualité de l’Évangile ! Christ est venu non pas pour les bien portants ni pour les justes, mais pour les malades et les pécheurs. Leur blessure est comme un lieu d’ouverture à la Bonne Nouvelle d’un Dieu qui sauve, remet debout, guérit et pardonne. Leur  image de Dieu se convertit : d’un Dieu dont on attend une protection quasi magique, à un Dieu qui libère du mal et introduit dans une vie nouvelle. « Tout ce qui est mauvais en moi va rester au fond de l’eau !»

Tous concernés !

Notre mission à tous est de leur permettre de  rencontrer une communauté vivante. A nous de les accueillir, de les inviter dans nos maisons autour d’un repas, de témoigner de manières de vivre en chrétiens, de leur proposer des lieux de service où ils peuvent épanouir leurs dons : certains trouvent ainsi leur place en participant à la catéchèse avec leurs enfants, à la chorale paroissiale, ou dans tel ou tel service du frère âgé, malade ou en situation difficile.

Bref de leur donner de se sentir accueillis dans une famille où ils ont envie de prendre leur indispensable place !

Venons les accompagner dans cette célébration, le samedi 20 février à 15h15 à la cathédrale !

Et laissons-nous gagner par leur joie et par leur soif !

Annie Duriez, déléguée diocésaine au catéchuménat

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