Le miracle : pièce de théâtre

Pièce  de théâtre « le MIRACLE »  : mardi 4 avril à l’église de Rechèvres à partir de 20h30

miracle Thérèse théâtre

Le vœu de la petite sainte de Lisieux, de « passer son ciel à faire du bien sur la terre » a été exaucé et c’est en compagnie de Thérèse du ciel, mais aussi de Marcel Van, d’Edith Piaf et de mère Teresa que vous serez invités à passer cette heure théâtrale drôle et émouvante grâce au très beau texte de Myriam Toulza.

 Si la vie de Ste Thérèse de Lisieux est déjà familière, celle de Marcel Van, qui a dialogué pendant près de 15 ans avec elle est moins connue… Petit aperçu de la vie de ce jeune homme dont le procès en béatification est en cours.

Joachim Nguyên Tan Van est né le 15 mars 1928 à Ngam Giao, non loin d’Hanoï, au Vietnam. Très jeune, il se révèle très attiré par Dieu ; comme tous les enfants, il aime jouer et n’a pas toujours le sens de la ponctualité. Néanmoins il est toujours à l’heure pour aller à l’Eglise ou pour la prière. C’est, disait-il à sa mère qui s’en étonnait, qu’il avait demandé à son ange gardien de le prévenir afin qu’il arrête son jeu à temps. A six ans, il a le grand bonheur de communier pour la première fois; voyant sa ferveur, son curé lui permettra même de communier plusieurs fois par semaine.

A huit ans, il accepte de rester à la cure d’Huu-Bang afin d’être formé en vue du sacerdoce. Il y découvre toute la faiblesse des hommes. Sans se décourager il garde intact son idéal de servir Dieu, servant humblement les plus grands et leur rappelant avec humour et de façon percutante leurs devoirs. Au milieu des difficultés, vexations et jalousies dont il est l’objet, il se confie sans cesse à la sainte Vierge, qu’il prie tout au long de la journée, l’honorant par la prière du chapelet. Sa grande confiance en Marie, lui permet de traverser ces années difficiles de quête de Dieu dans une grande pureté de corps et de coeur. A deux reprises il fuira la cure où Dieu est si peu aimé. Il connaîtra la vie d’un enfant des rues, d’un SDF (sans domicile fixe) mendiant dans le train sa nourriture; recueilli par une marchande d’enfants, il s’enfuira avant d’être vendu tel un petit chien.

La nuit de Noël 1940, Van comprend que sa mission consiste à changer la souffrance en joie. En 1942 Van est admis avec ses deux meilleurs amis au petit séminaire Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus à Langson. Là, avec l’aide de la sainte Vierge il lira l’Histoire d’une âme, et envahi par la joie découvre qu’il peut lui aussi devenir saint. Quelques semaines plus tard, dans la montagne où il est parti pleurer, une voix féminine se fait entendre : “Van ! Mon cher petit frère.” Passé le premier moment de surprise, il n’est pas long à comprendre, “Oh c’est ma soeur sainte Thérèse !” A partir de ce jour, sainte Thérèse accompagnera Van, le guidant tout au long de sa vie, lui apprenant à chaque jour davantage aimer et se laisser aimer par Jésus. Son plus grand sacrifice, sera d’accepter la volonté de Jésus qui ne veut pas qu’il soit prêtre.miracle thérèse théâtre van

En octobre 1945, il est admis chez les pères Rédemptoristes de Hanoï, d’abord comme domestique, puis comme postulant dans le groupe des frères coadjuteurs, il reçoit alors le nom de frère Marcel. Les rédemptoristes sont des canadiens francophones. Son Père maître comprend vite toute la vie spirituelle qui habite le coeur de Van, et en voit les fruits dans sa vie quotidienne : ouverture simple et confiante auprès de son directeur de conscience, obéissance joyeuse, patience et acceptation des souffrances. Tenu de lire son courrier, il en découvre la profondeur spirituelle, et recopie ses lettres, qui ainsi nous sont parvenues. Par la suite, il lui demandera d’écrire sa vie. Les entretiens avec sainte Thérèse continuent, parfois Jésus et la sainte Vierge lui parlent aussi. Van consigne tout cela par écrit sur des petites feuilles qu’il remet chaque semaine à son Père maître. Ce dernier les a précieusement recopiées et traduites en français, les réunissant dans un volume intitulé les Colloques.

Le 8 septembre 1946, jour de la nativité de la Sainte-Vierge, anniversaire de la profession de sainte Thérèse. Van émet ses premiers voeux. En février 1950, il part pour Saïgon. Il fait profession perpétuelle le 8 septembre 1952 à Dalat.

Le 14 septembre 1954 il prend le dernier avion reliant le Sud du pays au Nord, ayant demandé à être envoyé dans cette partie du pays devenue communiste, afin qu’il y ait là au moins une âme pour aimer le Bon Dieu. Arrêté le 7 mai 1955 pour être intervenu dans une conversation où des choses fausses sur le Sud du pays avait été dites, il est condamné à 15 ans de réclusion. Durant sa captivité, il soutient ses compagnons d’infortune parmi lesquels se trouvent des prêtres et religieux, témoignant auprès d’eux de l’espérance et de l’amour qui emplissent son coeur. Le 10 juillet 1959 à 12h, le prisonnier 304A meurt d’épuisement et de maladie, consumé par l’Amour. Cet Amour plus fort que la mort (Ct 8, 6).

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Partagez :