Message 99, Mgr Philippe Christory, Vendredi 11 décembre 2020

 » Il est fidèle, Celui qui vous appelle : tout cela, il le fera. « 

Ce dimanche 6 décembre, l’Église fêtait saint Nicolas, si cher aux enfants, qui fut au IIIe siècle évêque de la ville de Myre dans l’actuelle Turquie, et qui est connu pour le soin qu’il avait des plus pauvres. Or en Eure et Loir, nous avons commémoré les 150 ans de la bataille héroïque de Loigny. Près de 9 000 hommes moururent dans les plaines de Beauce. Loigny fut une défaite pour la France face aux troupes prussiennes. Le combat se déroula le 2 décembre 1870 par -20°C ! Mais il demeure le témoignage de la bravoure absolue, surtout des 300 zouaves pontificaux menés par le général Louis-Gaston de Sonis, homme en odeur de sainteté pour l’Église. Un merveilleux musée fort bien présenté vous attend à côté de l’église communale. Là, dans une crypte, reposent les restes de 1 300 soldats français et allemands, un lieu du souvenir et du recueillement à visiter. Là aussi est la tombe de Louis-Gaston de Sonis.

Ce qui conduisait cet homme était sa foi au Christ, sa vie au service de la France sa patrie, son amour de sa femme et de ses enfants. À Tadjourna en Algérie, en 1865, il écrivait : « Oui, je me sens fidèle ; je me sens fidèle à Dieu, je me sens fidèle à mes princes, à tout ce qui mérite fidélité. Je me sens fidèle à mes amis qui ne seraient point tels s’ils n’étaient d’abord les amis de Dieu. Je me prends chaque jour davantage d’un grand amour pour l’Église. » Il est aujourd’hui une grande figure d’homme chrétien, d’époux, de soldat, de citoyen : un personnage inspirant pour notre jeunesse. La présence des scouts à cette cérémonie en était le témoignage.

Louis-Gaston de Sonis survécut à une nuit d’horreur dans le gel et le vent, une jambe fracassée que l’on amputa le lendemain. Sa vie continua avec cette terrible blessure : elle était portée par une profonde foi, et il passa chaque anniversaire du 2 décembre toute la nuit en prière dans l’adoration eucharistique.

Nous poursuivons ensemble notre itinéraire par ces messages hebdomadaires : n’hésitez pas à me retourner vos questionnements, soit par le site Internet de Radio Grand Ciel soit par courriel. Cela m’enrichira et me permettra de mieux répondre à vos besoins. Pour les semaines à venir, nous approfondirons ce qui est appelée l’économie sacramentelle et les sept sacrements de l’Église. Ils sont un cadeau merveilleux de Jésus-Christ, ils sont comme des passerelles pour la grâce divine qui nous rejoint et nous guide sur la route comme disciple-missionnaire. Ils sont notre force en vue de la vie éternelle qui est devant nous.

Rappelons-nous comment Jésus a commencé son ministère publique. Les quatre Évangiles en donnent plusieurs descriptions. L’évangéliste saint Marc dit qu’après son baptême et son séjour au désert Jésus guérit la belle-mère de son disciple Simon puis de nombreuses personnes. Relisons ensemble ce passage qui nous conduit à l’émerveillement devant l’œuvre de Dieu : « Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons. » (Mc 1,32-33). Pourquoi Jésus avait-il une telle autorité ? Parce que sa parole était accompagnée d’actes vrais. Jésus a vu ces gens harassés et abattus. Qui aidait ces pauvres qui n’avaient ni hôpitaux, ni médecins, ni sécurité sociale, ni mutuelle ? Personne en réalité. Jésus les soulage. Il leur disait « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. » (Mt 11,28) Quelle joie pour les contemporains du Christ ! Sa parole et ses actes les consolaient. Ils repartaient fortifiés.

Après sa résurrection, Jésus donna tout pouvoir à ses apôtres pour transmettre sa force et sa vie à travers des actes et des signes efficaces. On les appelle les sept sacrements. Ils furent institués – ou établis – par Jésus. Ils sont de formidables et nécessaires instruments du salut. En ce temps de l’Église, Jésus donne aux fidèles son secours dans leur faiblesse humaine pour vivre de l’Esprit Saint. Il ne nous a pas laissés seuls et perdus : il demeure actif par la puissance de l’Esprit à travers l’efficacité spirituelle des sacrements. C’est le chemin le plus beau pour recevoir sa grâce et bientôt la vie éternelle. Le catéchisme précise que « c’est cela que la Tradition commune de l’Orient et de l’Occident appelle “l’Économie sacramentelle” ; celle-ci consiste en la communication des fruits du Mystère pascal du Christ dans la célébration de la liturgie “sacramentelle” de l’Église. » (CEC n°1076) La force des sacrements vient de la puissance de la Résurrection de Jésus, car la mort n’a pas eu la victoire. Jésus est la vie et les sacrements communiquent cette puissance de vie à ceux qui les reçoivent.

Pourquoi est-il si important d’avoir conscience de l’importance des sacrements aujourd’hui ? Il suffit d’écouter ou de lire les nouvelles pour constater qu’en France et dans le monde, les difficultés sont nombreuses, même s’il se passe aussi de belles choses, par exemple des initiatives d’entraide et de solidarité, des projets d’écologie permettant une nouvel art de vivre ensemble, des écoles ouvertes pour le bonheur des enfants. Mais les gouvernements multiplient les actions, le plus souvent pour limiter les tensions, les clivages et les violences, au mépris parfois des libertés. Les hommes et les femmes de notre temps crient souvent leur désarroi, leur souffrance : ils sont comme des brebis sans berger. Au fond de leur cœur, ils désirent le bonheur.

Or la vraie sagesse est dans l’Évangile. La joie est dans l’écoute de l’Esprit Saint. Mais qui enseigne cela aux jeunes ? Face aux angoisses des citoyens, nous proclamons la Parole de vie « n’ayez pas peur » que l’on retrouve dans toute la Bible. Notre culture contemporaine la rejette et en prive tant de personnes ! Dans les écoles publiques, le mot « Noël » est banni. La culture de mort, par la prolongation des délais légaux de l’avortement, est promue. Ils sont coupables ceux qui étouffent la voix divine. Ils sont coupables ceux qui conduisent tant de personnes fragiles à perdre leur espérance au point, pour certains, de mettre fin à leurs jours. Face à ces drames, nous ne faiblissons pas car le Christ a promis sa présence. Il est notre Sauveur !

La vie divine est la réponse aux souffrances humaines. L’Espérance demeure. Les sacrements sont une bénédiction de vie. Dieu veut bénir, cela veut dire qu’il donne sa grâce pour reconstruire, fortifier l’amour, renouer les liens rompus par le péché et la violence, consoler et soutenir les malades. Sa Parole nous guide. Il est lui-même notre bénédiction. En le recevant comme Seigneur et Dieu, nous pouvons partager cette bénédiction les uns avec les autres, dans une merveilleuse chaine de bienveillance. Dans les familles, tous se béniront mutuellement par un signe de croix sur le front. Parlons ensemble de cette source de vie. Créons des rituels familiaux et amicaux pour nous communiquer ces dons. Jésus disait « Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” » (Lc 10,5) Répondons à cette bénédiction divine par notre louange, en bénissant Dieu à notre tour, par des chants et des hymnes :

« Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur, et jouerai mes hymnes en tous pays.
Ton amour est plus grand que les cieux, ta vérité, plus haute que les nues. » (Ps 106,4-5)

Oui, mes amis, j’ai envie de crier sur les toits aux hommes et femmes de ce temps d’écouter Jésus-Christ, Parole divine. Voici ce que j’essayerai de vous transmettre par les prochains messages sur les sacrements.

En attendant Noël, revenons dans les églises pour l’assemblée dominicale. Prions ensemble en Église. Qu’en ce temps de l’Avent, vous avanciez joyeusement dans votre préparation personnelle et communautaire vers Noël. Faites une large place dans votre cœur et dans vos rencontres pour que Jésus trouve une maison intérieure belle et accueillante.

Maintenant je vous bénis au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Prions Notre-Dame du Sacerdoce dans nos foyers et demandons des vocations sacerdotales.

Vierge Marie,
Mère du Christ Prêtre,
Mère des prêtres du monde entier,
Vous aimez tout particulièrement les prêtres,
Parce qu’ils sont les images vivantes de votre Fils unique.
Vous avez aidé Jésus par toute votre vie terrestre,
Et vous l’aidez encore dans le ciel.
Nous vous en supplions, priez pour les prêtres,
Priez le père des cieux pour qu’il envoie des ouvriers à sa moisson.
Priez pour que nous ayons toujours des prêtres,
Qui nous donnent les sacrements,
Nous expliquent l’Évangile du Christ,
Et nous enseignent à devenir de vrais enfants de Dieu.
Vierge Marie, demandez vous-même à Dieu le Père,
Les prêtres dont nous avons tant besoin,
Et puisque votre cœur a tout pouvoir sur lui,
Obtenez-nous, ô Marie,
Des prêtres qui soient des saints.
Amen.

BONNE NOUVELLE POUR LES CÉLÉBRATIONS : RETROUVONS-NOUS !
Nous devons espacer les personnes qui ne vivent pas ensemble de deux chaises, soit un espace vide d’un bon mètre. Occuper un rang sur deux, ce qui correspond à 1,30 mètre entre des fidèles qui sont l’un à la suite de l’autre.
Comment s’organiser ? Les Equipes Paroissiales accueilleront les fidèles et placeront les personnes. On écartera les bancs, on occupera l’espace voire le choeur pour les fidèles. Masques pour tous et gel à l’entrée.
L’important est de nous retrouver et de célébrer la sainte eucharistie.
Nous pourrons continuer les adorations eucharistiques, les chapelets, etc…

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