Ouvrons les yeux sur le bonheur que Dieu propose. 

Je m’émerveille encore de rencontres récentes. Au Burkina Faso, au milieu de tant de pauvretés, j’ai vu en janvier des catholiques joyeux, chantant leur foi en Jésus-Christ malgré des attentats terroristes à proximité, s’entraidant pour accueillir le demi million de déplacés. Que de sourires ! Que d’accueil ! Et pourtant pas de retraite assurée. Pas de mutuelle. Pas de travail à vie. La joie de vivre, en famille, portes ouvertes. Un pays où l’on a un enfant quand un homme s’unit à une femme. Un pays où la famille est belle.

En France, tant de richesses et aussi tant de douleurs. Notre société progresse-t-elle vers un plus grand bien pour les hommes et les femmes de notre temps ? Quelques faits mettent le doute.

La réforme des retraites continue à susciter des informations difficiles à saisir. Des manifestations expriment toujours un fort mécontentement. Le gouvernement avance, mais nous ne savons pas vers quoi. Que restera-t-il de ce projet qui se voulait nouveau ? Rien de très rassurant. Peut-être un bien pour l’avenir. Mais pour dans longtemps.

La loi sur la PMA (procréation médicalement assistée) pour toutes le femmes avance entre sénat, commissions et parlement, le milieu politique préférant donner raison à ceux qui soutiennent le choix de ces femmes avant le bien des enfants. Quel sera le prix à payer pour ceux-ci ? Ne pas avoir de père, jamais. Mgr Michel Aupetit, médecin et bien informé, dit que les politiques écoutent aimablement mais ne changent rien. Comme l’a dit notre ministre Agnès Buzyn, si un père peut être une mère ou une grand-mère, alors pourquoi compter encore sur un papa ? Notre président nous reproche de confondre l’homme et le mâle. Or samedi dernier, je regardais Sébastien, père avec deux enfants blottis sur lui, et me disais « qui peut nous faire croire que le père peut être écarté dans la vie d’un enfant ? » Il y a une grande injustice de préparer des enfants dans des tubes en verre et de décider pour eux qu’ils se passeront de papa !

Et il y a le coronavirus, maintenant dénommé Covid-19 ! C’est plus mystérieux mais tout aussi inquiétant. Quelles sont les nouvelles ? Quelle ampleur pour cette épidémie ? On commence à souffler un peu sans être sûr de rien. On se dit qu’il y a peu de morts par rapport aux gens contaminés. A voir si, telles certaines comètes, Covid-19 passera loin de nous.

Or il existe un chemin d’humanité. Retrouver le sens du bien, en invoquant l’Esprit de Vérité, l’Esprit qui est la Vie. Choisir la sobre joie que Dieu nous propose de vivre par une fraternité commune. Accepter notre condition en réenchantant la vie par l’amour des autres. Face à la violence terroriste, un officier de police au Burkina Faso disait que seul l’amour pourrait sauver la situation. L’Amour est Dieu, car Dieu est Amour. C’est le but du carême qui s’ouvre le mercredi 26 février dénommé mercredi des Cendres. Choisir la conversion, soit tourner nos paraboles spirituelles vers la source de la lumière, Jésus. 

✚ Mgr Philippe Christory, évêque de Chartres

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