Qu’est-ce que la Toussaint ?

Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les saints. Chaque 1er novembre, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.

Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « canonisation », et nous sont donnés en modèles, l’Église sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Evangile et au service de tous. C’est bien pourquoi, en ce jour de la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus.
Cette fête est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles.

Comment vivre la Toussaint en famille ?

  • Se souhaiter bonne fête ce jour là et partager l’histoire des saints patrons des uns et des autres. Les parents peuvent expliquer aux enfants le choix de leur prénom ou de leur 2ème, voire 3ème prénom. Consulter le site Nominis pour connaître l’histoire de son saint patron ou savoir à quel saint patron se rattache son prénom.
  • Prier avec nos saints patrons ou avec un saint particulièrement « cher » à la famille.
  • Écrire une prière en famille.
  • Lire l’histoire d’un saint, regarder une vidéo sur l’histoire d’un saint sur la WebTV de l’Eglise catholique en France.
  • Fabriquer une petite carte sur l’histoire d’un saint, à envoyer à une personne qui porte ce prénom ou à garder.
  • Le jour de la Toussaint, à la messe nous lisons le récit des béatitudes dans l’Évangile de saint Matthieu. Le raconter aux enfants. On peut aussi s’appuyer sur la vidéo du site théobule. 
  • Et bien sûr rejoindre les autres fidèles catholiques pour la messe de la Toussaint. Et en reparler en famille.

C’est aussi l’occasion de parler des défunts de la famille

Que commémore-t-on le jour de prière des défunts, comment cette fête nous parle de l’Espérance chrétienne face à la mort ?

Le  2 novembre, après avoir célébré tous les saints, les catholiques prient pour leurs défunts. Dans la lumière de la Toussaint, cette journée est pour les chrétiens l’occasion d’affirmer et de vivre l’espérance en la vie éternelle donnée par la résurrection du Christ. C’est bien pour signifier cela, qu’à l’occasion de ces célébrations, un grand nombre de personnes se rendent dans les cimetières pour honorer leurs proches disparus et fleurir leur tombe. Ainsi, dans les paroisses, les prêtres et paroissiens se rendent accompagner les familles pour bénir les cimetières le 2 novembre.

En lien avec cette fête qui nous parle de l’Espérance chrétienne nous avons souhaité interviewer le père Abelson PIERRE, curé de la paroisse Saint Romain aux Marches du Perche. Il accompagne une équipe missionnée pour la pastorale du deuil en lien avec le service de formation continue.

Comment voyez-vous la mission de l’équipe ?

« Cette mission est inscrite dans un processus, dans une démarche ou l’on souhaite passer d’une pastorale des obsèques à une pastorale du deuil, pour prendre en compte la dimension du deuil plus largement. Un accompagnement dans la durée qui prend à la fois les enfants, les jeunes et les adultes ».

Vous avez participé avec des membres de l’équipe à une session nationale de formation. Que retenez-vous pour la mission ?

« Je retiens que cette mission est dans sa globalité, on n’est pas seul, c’est très important pour la pastorale : la pastorale du deuil c’est l’affaire de toute la communauté, pas l’affaire seulement deux trois personnes. Il faut sensibiliser toute la communauté (y compris les non chrétiens).

Je retiens l’importance du lien avec les pompes funèbres : l’Église n’a pas l’autorité légale d’organiser les obsèques, ce sont les pompes funèbres qui gèrent les funérailles. Ils vont prendre en charge l’organisation et vont partager leur tache avec l’Église, d’où la nécessité d’avoir de bonnes relations avec les pompes funèbres pour mieux accompagner les familles.

Je retiens les changements sociétaux que l’on connaît aujourd’hui qui changent aussi la manière d’accompagner, de penser la cérémonie, il faut s’adapter aux familles, aux demandes, exemple : moins de familiarité avec la mort et en même temps le désir reste fort de ritualiser la mort ».

Quels sont vos projets pour le diocèse ?

« Il existe déjà des groupes de relecture et de partage de pratiques, et une formation à l’écoute. Nous réfléchissons à la question de la formation des équipes locales, un cycle de deux jours est en cours d’élaboration ainsi que des supports pour aider les équipes à se rencontrer, à échanger autour d’un thème (texte, témoignage, prière) afin de gagner en vitalité et de les soutenir dans leur mission en lien avec les curés ».

Comment aider à vivre le deuil dans la durée ?

« Accompagner le deuil dans la durée cela prend en compte plusieurs aspects, il y a : un avant, un pendant et un après. Pour l’avant : on peut être appelé à donner le sacrement des malades à une personne. Lorsque la famille est présente, on peut les aider à rentrer dans ce processus du deuil. Pendant les obsèques il y a toujours des choses à soigner pour accompagner les familles, le temps du deuil peut durer au moins deux ans (en temps normal). Pour l’après, c’est toute la communauté, la paroisse, les voisins qui doivent accompagner. On peut envoyer un mail, appeler ou rendre visite pour marquer l’anniversaire de la personne, l’anniversaire du décès…. »

Belle mission à l’équipe diocésaine du deuil et à toutes les équipes locales !

 

Prions les saints de demain !

Il existe de très nombreux saints reconnus par l’Eglise. Mais à l’occasion de la fête de la Toussaint, fête de tous les saints, nous pouvons également penser à tous ces saints “en devenir”. Avant d’être canonisés, il y a tout un processus ; et avant de le démarrer – en étant déclaré vénérable, puis béatifié – il y a tout une vie et donc tout un chemin à parcourir !

“Vous êtes la lumière du monde” (Matthieu 5, 14). Regardons toutes ces lumières, petites et grandes, qui nous éclairent sur notre route :

  • Les bienheureux : Ils ne sont qu’à une marche d’être déclarés saints ! Parmi eux, Chiara Luce Badano ou Carlo Acutis nous apprennent que la valeur n’attend pas le nombre des années. A respectivement 18 et 15 ans, leurs vies n’étaient qu’une louange à Dieu.
    “Les jeunes sont l’avenir. Je ne peux plus courir, mais je voudrais leur passer le flambeau, comme aux Jeux Olympiques. Ils n’ont qu’une vie, et cela vaut bien la peine de la vivre” a dit la bienheureuse Chiara Luce.
  • Les vénérables : Parmi la longue liste, Robert Schuman, Marthe Robin, Claire de Castelbajac entre autres … nous montrent que les chemins de sainteté sont aussi variés que les vocations et les personnalités !
    “Il faut absolument que je témoigne de Dieu dans la joie … suffit pas de belles phrases.” (Claire de Castelbajac)
  • Les méconnus : Alors là, la liste est très longue ! On en a tous au moins un dans notre entourage. Un indice ? En général, il faut les chercher parmi les personnes les plus humbles, pas celles qui brillent mais celles qui illuminent et qui réchauffent, celles qui prennent le temps, qui prennent soin des autres. Peut-être cela nous rappelle-t-il quelqu’un que nous avons, ou avons eu, la chance de connaître ?
    Alors pour la fête de tous les saints, prions plus spécialement pour cette sainte ou ce saint inconnu que le Seigneur a mis un jour sur notre chemin pour nous éclairer.

Site : Hozana.org

7 versets de psaumes pour la journée

Les psaumes font partie des textes poétiques de la Bible. Écrits sous forme de chants, ils sont en partie attribués au roi David. Ils sont très présents dans la prière chrétienne ; on les retrouve notamment dans la liturgie de la Parole à la messe et dans la liturgie des heures.
Avec les 150 psaumes, nous voyageons au travers d’une large palette de sentiments et d’états d’âmes qui agitent l’homme depuis toujours. Ils nous permettent, entre autres, de sublimer nos émotions et de les offrir à Dieu. En mémorisant quelques versets, ils peuvent nous accompagner tout au long de la journée, dans toutes les circonstances de notre quotidien :
– Dès le lever, pour commencer la journée dans la joie et la louange !
“De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce, je dirai tes innombrables merveilles ; pour toi, j’exulterai, je danserai, je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.” (psaume 9)
– Puis, en se préparant, pour se rappeler notre dignité d’enfant de Dieu
“Je te bénis, mon Créateur pour la merveille que je suis ; tous ces trésors au fond de moi que tu as mis sans faire de bruit !” (psaume 139)
– Pour rendre grâce à Dieu, le remercier tout au long du jour pour les grâces qu’il nous envoie
“Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !” (psaume 102)
– Face à une épreuve, pour se donner du courage et se rappeler que nous ne sommes pas seuls
“Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.” (psaume 22)
– Quand la peur ou la crainte nous envahissent
“Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?” (psaume 27)
– Devant une injustice, pour éviter que la colère ne s’installe
“Laisse ta colère, calme ta fièvre, ne t’indigne pas : il n’en viendrait que du mal ; les méchants seront déracinés, mais qui espère le Seigneur possédera la terre.” (psaume 36)
– Enfin, pour terminer sa journée et s’endormir en paix
“Dans la paix moi aussi, je me couche et je dors, car tu me donnes d’habiter, Seigneur, seul, dans la confiance.” (psaumes 4)

Site : Hozana.org

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