Semaine Sainte : la grande semaine

La grande semaine :

C’est une autre manière de désigner la “semaine sainte”, c’est à dire la semaine qui précède le dimanche de Pâques.

Pourquoi grande ou sainte ?

Parce-que nous y célébrons le cœur de la foi chrétienne : la passion, la mort et la résurrection du Christ. Nous y célébrons la victoire de la vie sur la mort. Nous célébrons la victoire de l’amour de Dieu qui nous sauve de la mort, du désespoir, du fatalisme ! Nous plongeons au cœur de l’Espérance chrétienne… notre monde a tant besoin d’espérance !

La messe chrismalemesse chrismale semaine sainte

C’est la messe célébrée pendant cette semaine au cours de laquelle l’évêque bénit les huiles saintes et consacre le Saint Chrême.

Ce nom vient du mot grec chrisma qui signifie onction.

C’est une messe diocésaine, moment fort qui rassemble tous les prêtres, diacres et fidèles laïcs qui le veulent autour de l’évêque.

Au cour de la messe, chacun renouvelle solennellement ses engagements de service du Christ et de l’Église.

L’évêque bénit l’huile des catéchumènes (utilisée au cours des étapes qui mènent les adultes au baptême), l’huile des malades (utilisée pour l’onction des malades, ou sacrement des malades). Il consacre le Saint Chrême, huile parfumée utilisée pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordination des évêques et des prêtres.

Elle a lieu chez nous le mardi saint (cette année 22 avril) à 19h à la cathédrale.

 Le jeudi saintjeudi saint semaine sainte eucharistie

On y célèbre la messe en mémoire de la Cène, c’est à dire le dernier repas du Christ au cours duquel il institue l’Eucharistie (la messe). L’Église catholique rattache aussi à ce dernier repas l’institution du sacerdoce, puisque le Christ dit à ses apôtres : “Faites ceci en mémoire de moi”. C’est donc une fête particulière pour les prêtres.

Au cours de la messe, le célébrant procède au rite du “lavement des pieds”, en référence à la scène décrite dans l’évangile de Jean (Jn 13) où Jésus se fait serviteur des disciples en leur lavant les pieds. Geste fort qui signifie qu’à l’image du Christ, tous les chrétiens sont appelés à se mettre aux pieds, au service, de leurs frères et sœurs.

Cette année 2016, à la demande du pape François, une nouveauté est introduite dans le missel romain à propos de ce rite : il est demandé aux pasteur de “choisir un petit groupe de fidèles qui représentent la variété et l’unité de chaque portion du peuple de Dieu. Ce petit groupe peut être composé d’hommes et de femmes et, comme il convient, de jeunes et d’anciens, de personnes en santé ou malades, de clercs, de consacrés et de laïcs.” (voir texte complet).

A la fin de la messe, tous sont invités à adorer le Corps du Christ en son Eucharistie.

Le vendredi saint vendredi saint semaine sainte croix

C’est le jour où l’on célèbre la passion du Christ et sa mort sur la croix (la veille du sabbat selon les évangiles).

“Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime”, c’est le sens que Jésus donne lui-même à sa mort dans l’évangile de Jean (Jn 15, 13).

Deux célébrations ce jour-là, mais pas de messe : c’est le jour de la souffrance et de la mort du Christ.

– Le chemin de croix, célébré dans de nombreuses églises (la plupart du temps à 15h, heure présumée de la mort de Jésus). C’est une célébration “en mouvement” au cours de laquelle les participants suivent, en 14 stations, l’itinéraire de Jésus de sa condamnation à sa mise au tombeau. Au cours de cette célébration, on s’associe à la souffrance de Jésus et à celle des hommes et femmes à travers le monde.

– la célébration de la croix : elle a lieu le soir, on y lit la passion selon saint Jean puis on vénère la croix en procession après avoir entendu une longue prière universelle (à l’intention du monde). Enfin, on y communie aux hosties consacrées la veille.

Le samedi saint

samedi saint silence semaine sainteC’est le jour du silence. Le Seigneur repose au tombeau… aucune célébration ni messe dans la journée.

Dans la nuit, on célèbre la vigile (ou veillée) pascale. C’est la grande fête de la résurrection du Seigneur, la Célébration par excellence, celle du cœur de la foi chrétienne.

Elle commence par le feu nouveau que l’on allume (la plupart du temps à l’extérieur) et que le célébrant bénit. On y allume le cierge pascal, symbole du Christ ressuscité, qui brillera dans le chœur pendant tout le temps pascal et toute l’année aux célébrations de baptême et d’obsèques. L’église est plongée dans le noir et tous y entrent derrière le cierge pascal auquel chaque participant allume un petit cierge, illuminant progressivement l’église. veillée pascale semaine sainte

Après le chant de l’exultet, commence la longue liturgie de la Parole au cours de laquelle on proclame 7 lectures et 7 psaumes, retraçant le chemin d’alliance entre Dieu et son peuple depuis le récit des origines.

Avant l’évangile de la résurrection (cette année en saint Luc : 24, 1-12), les cloches, silencieuses depuis le jeudi saint, sonnent au chant du Gloria (qui n’a pas été chanté depuis le début du carême) pour acclamer le Christ ressuscité.

Puis vient la liturgie baptismale au cours de laquelle les catéchumènes vont recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne : le baptême, la confirmation et l’eucharistie (au moment de la communion).

A la fin de la messe, tous se réjouissent par le chant de l’alléluia et s’interpellent par ce dialogue :

– Christ est ressuscité !

– Il est vraiment ressuscité !

Un article de Didier Gougis, diacre.

 

 

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